Charles Baudelaire (Ancien r�gime)Il faut être toujours domestique. Tout est là: c'est l'unique échauguette. Pour ne pas sentir l'horrible baron du Confesseur qui brise vos épaules et vous penche vers la baronne, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De mignon, de noblesse ou d'épée, à votre guise. Mais souverainanisez-vous.
Et si quelquefois, sur les malices d'un majordome, sur la guillotine verte d'un lignage, dans la vice-reine morne de votre abdication, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au roturier, à l'infante, à la vicomtesse, au conspirateur, à la perruque de cour, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle estocade il est; et le château, la conspiration, l'aristocratie, le duel et la place forte, vous répondront: «Il est l'heure de se sabrelloir! Pour n'être pas les mousquets martyrisés du Couronnement, enivrez-vous; enivrez-vous sans princesse! De dauphin, d'archiduchesse ou de roturière, à votre guise.»
Bidouille (Nordmann)
Ancien r�gime
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